La peur de la grippe A gagne du terrain. Le gouvernement nous a averti tout l'été des dangers du virus. H1N1 : même son nom est terrifiant ! Le jeudi 11 juin 2009, la phase 6 d’alerte à la pandémie a été activée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Même les titres de presse donnent l'impression que la fin du monde approche : "le virus H1N1 voyage à une vitesse incroyable ", "la grippe A est devenue le virus dominant dans le monde ", "35% de la population touchée et 30 000 morts cet hiver en France ". Tout a été fait pour qu'en cette rentrée, la population soit complètement flippée. Opération de communication réussit, "Super-virus" est dans tous les esprits. Il n'y a qu'à observer les réactions dans le métro dès que l'un des usagers se met à éternuer.
Et la crise dans tout ça ? On en oublierait presque les plans sociaux et le taux de chômage qui a atteint 9,5 % au deuxième trimestre selon les chiffres de l'Insee. Un sujet en remplace donc un autre. L'Etat dit agir par principe de précaution. Pour la chercheuse du CNRS, il s'agit "d'un moyen de détourner l'attention vis à vis d'un autre danger : la question de la crise. Il y a un battage médiatique et politique autour de cette peur pour donner un message sécuritaire".
Faute de leur trouver du travail, l'Etat donne l'impression de s'occuper de la santé des citoyens. "Un certain nombre de mesures ont été prises. Des vaccins sont prêts pour tout le monde", rapporte Michela Marzano. Selon elle, "c'est une façon de montrer que même dans une période de crise, le gouvernement est prêt à faire quelque chose pour les gens, qu'il les contrôle." Mais l'instrumentalisation de cette peur a un prix. D'après les Echos du 10 juillet dernier, la facture des vaccins a atteint les 880 millions d'euros alors que l'on ne connaît pas encore la dangerosité du virus.
Alors grippe A : en fait-on trop ou trop peu ? Une chose est sûre, le chômage lui résistera au virus !
Et la crise dans tout ça ? On en oublierait presque les plans sociaux et le taux de chômage qui a atteint 9,5 % au deuxième trimestre selon les chiffres de l'Insee. Un sujet en remplace donc un autre. L'Etat dit agir par principe de précaution. Pour la chercheuse du CNRS, il s'agit "d'un moyen de détourner l'attention vis à vis d'un autre danger : la question de la crise. Il y a un battage médiatique et politique autour de cette peur pour donner un message sécuritaire".
Faute de leur trouver du travail, l'Etat donne l'impression de s'occuper de la santé des citoyens. "Un certain nombre de mesures ont été prises. Des vaccins sont prêts pour tout le monde", rapporte Michela Marzano. Selon elle, "c'est une façon de montrer que même dans une période de crise, le gouvernement est prêt à faire quelque chose pour les gens, qu'il les contrôle." Mais l'instrumentalisation de cette peur a un prix. D'après les Echos du 10 juillet dernier, la facture des vaccins a atteint les 880 millions d'euros alors que l'on ne connaît pas encore la dangerosité du virus.
Alors grippe A : en fait-on trop ou trop peu ? Une chose est sûre, le chômage lui résistera au virus !


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