Toutes mes excuses, j'en ai encore fait une tartine 
Bonjour tout le monde. Il y a quelques jours un fil annonça la venue d'une nouvelle version du Cat' de Choumi, et tourna au fil des pages en l'habituel débat entre freeware et payware. Ce n'est pas la première fois qu'un tel débat a lieu, le désaccord reste donc toujours aussi profond. Et moi aussi je suis également agacé, donc après tout, autant ouvrir un fil dédié au bar du coin, en trempant son croissant dans sa Kriek matinale.
Je suis peu favorable au payware dont on discuterait dans un forum freeware. Ce n'est par étroitesse d'esprit, par paranoïa, ni, je l'espère, par râlerie de grincheux.
Lors du développement d'internet il y a une quinzaine d'années, il était très mal vu d'utiliser internet pour faire du commerce. Le commerce y est aujourd'hui tellement présent qu'on ne peut plus faire le moindre clic sans qu'il soit analysé par des sites qui réussissent, contre notre volonté, à nous afficher leurs pub ciblées.
Il ne s'agit pas d'être contre le monde de l'entreprise commerciale : quasiment tous les objets et services que nous utilisons ont été créés, vendus, acheminés par des entreprises, et nous sommes, nous-même et pour une grande majorité, dépendants d'une entreprise pour notre salaire.
Le problème de l'entreprise, c'est qu'elle ne sait pas se contenter de son pré carré, il lui faut toujours s'expansionner, museler ses concurrents, gagner des parts de marché. Sur un site dédié au Titanic, sur la page consacrée aux moyens radio, alors plus révolutionnaires à cette époque que ne le sont l'internet et le téléphone portable aujourd'hui, nous apprenons que les télégrammes s'appelaient des Marconigrammes, et que si Marconi laissait à la White Star 30 mots gratuits par jours, c'était pour prendre en compte la nourriture de ses agents radio à bord. Il n'y avait donc pas de petits profits, c'était l'époque où on brevetait à tout va, et on en vient à se demander si la technique était le seul prétexte à faire des sous, si possible en se gardant la plus grosse part du gâteau, toute révolutionnaire et utile qu'elle puisse être.
Cent ans après, il serait surprenant que le monde soit devenu plus gentil. Avec notre X-Plane, Nous étions tranquille, car le poids-lourd du logiciel accaparait le marché, et notre grand rouquin artisan n'en faisait qu'à sa tête, ces deux raisons expliquant que dégager de la rentabilité avec X-Plane ne pouvait être qu'une vue de l'esprit. Maintenant la donne a changé, on peut noter qu'il y a des histoires avec le payware depuis l'annonce de Microsoft d'abandonner son Flight Sim, ouvrant ainsi la possibilité pour X-Plane de jouer dans la cour des grands.
Il est bien sûr légitime de demander une compensation financière au vu des heures passées sur la modélisation, tout travail mérite salaire. Mais il y a un autre état d'esprit qui s'appelle bénévolat, lequel trouve son salaire dans la reconnaissance du travail effectué, et l'utilisation de travaux eux aussi réalisés par des bénévoles. Je ne crois pas que bénévolat et entreprise commerciale soient compatibles.
Bon, vous me direz qu'un forum sur un simulateur de vol, c'est du loisir, et que je pourrais faire autre chose si les pratiques commerciales m'indisposent. Oui, mais d'abord j'étais là avant, donc le monde de l'entreprise me chasse, et ensuite, dans la notion de loisir, il y a la notion de liberté. Or, dans les faits, l'entreprise brevète, opacifie et verrouille tant qu'elle peut, en somme c'est "pas touche, contentez-vous d'utiliser ce qu'on vous fournit dans le cadre qu'on vous fournit."
Il n'y a donc pas de débat plus ou moins stérile entre free et pay, mais un vrai combat potentiel dans une communauté largement bénévole qui risque, par l'irruption progressive du payware, de passer à l'esprit commercial. Nous y perdrions beaucoup, en franchise, en sympathie et en liberté de ton. Nous ne parlerions plus d'égal à égal, mais en client captif hypocritement caressé dans le sens du poil, s'adressant au créateur chef d'entreprise se réservant les droits exclusifs de ses produits. Le payware n'est pas le diable, mais juste l'avant-garde d'un système dont je ne veux pas, car trop liberticide et envahissant.
Voilà, s'il fallait dire les choses telles que je les ressens, et sans vouloir agresser ceux qui n'ont pas la même analyse.
Christophe.
Ps : le lien sur le Titanic cité dans le texte parce que je le trouve bien foutu, mais en gougueulisant "titanic" vous devriez le retrouver facilement avec d'autres résultats.

Bonjour tout le monde. Il y a quelques jours un fil annonça la venue d'une nouvelle version du Cat' de Choumi, et tourna au fil des pages en l'habituel débat entre freeware et payware. Ce n'est pas la première fois qu'un tel débat a lieu, le désaccord reste donc toujours aussi profond. Et moi aussi je suis également agacé, donc après tout, autant ouvrir un fil dédié au bar du coin, en trempant son croissant dans sa Kriek matinale.
Je suis peu favorable au payware dont on discuterait dans un forum freeware. Ce n'est par étroitesse d'esprit, par paranoïa, ni, je l'espère, par râlerie de grincheux.
Lors du développement d'internet il y a une quinzaine d'années, il était très mal vu d'utiliser internet pour faire du commerce. Le commerce y est aujourd'hui tellement présent qu'on ne peut plus faire le moindre clic sans qu'il soit analysé par des sites qui réussissent, contre notre volonté, à nous afficher leurs pub ciblées.
Il ne s'agit pas d'être contre le monde de l'entreprise commerciale : quasiment tous les objets et services que nous utilisons ont été créés, vendus, acheminés par des entreprises, et nous sommes, nous-même et pour une grande majorité, dépendants d'une entreprise pour notre salaire.
Le problème de l'entreprise, c'est qu'elle ne sait pas se contenter de son pré carré, il lui faut toujours s'expansionner, museler ses concurrents, gagner des parts de marché. Sur un site dédié au Titanic, sur la page consacrée aux moyens radio, alors plus révolutionnaires à cette époque que ne le sont l'internet et le téléphone portable aujourd'hui, nous apprenons que les télégrammes s'appelaient des Marconigrammes, et que si Marconi laissait à la White Star 30 mots gratuits par jours, c'était pour prendre en compte la nourriture de ses agents radio à bord. Il n'y avait donc pas de petits profits, c'était l'époque où on brevetait à tout va, et on en vient à se demander si la technique était le seul prétexte à faire des sous, si possible en se gardant la plus grosse part du gâteau, toute révolutionnaire et utile qu'elle puisse être.
Cent ans après, il serait surprenant que le monde soit devenu plus gentil. Avec notre X-Plane, Nous étions tranquille, car le poids-lourd du logiciel accaparait le marché, et notre grand rouquin artisan n'en faisait qu'à sa tête, ces deux raisons expliquant que dégager de la rentabilité avec X-Plane ne pouvait être qu'une vue de l'esprit. Maintenant la donne a changé, on peut noter qu'il y a des histoires avec le payware depuis l'annonce de Microsoft d'abandonner son Flight Sim, ouvrant ainsi la possibilité pour X-Plane de jouer dans la cour des grands.
Il est bien sûr légitime de demander une compensation financière au vu des heures passées sur la modélisation, tout travail mérite salaire. Mais il y a un autre état d'esprit qui s'appelle bénévolat, lequel trouve son salaire dans la reconnaissance du travail effectué, et l'utilisation de travaux eux aussi réalisés par des bénévoles. Je ne crois pas que bénévolat et entreprise commerciale soient compatibles.
Bon, vous me direz qu'un forum sur un simulateur de vol, c'est du loisir, et que je pourrais faire autre chose si les pratiques commerciales m'indisposent. Oui, mais d'abord j'étais là avant, donc le monde de l'entreprise me chasse, et ensuite, dans la notion de loisir, il y a la notion de liberté. Or, dans les faits, l'entreprise brevète, opacifie et verrouille tant qu'elle peut, en somme c'est "pas touche, contentez-vous d'utiliser ce qu'on vous fournit dans le cadre qu'on vous fournit."
Il n'y a donc pas de débat plus ou moins stérile entre free et pay, mais un vrai combat potentiel dans une communauté largement bénévole qui risque, par l'irruption progressive du payware, de passer à l'esprit commercial. Nous y perdrions beaucoup, en franchise, en sympathie et en liberté de ton. Nous ne parlerions plus d'égal à égal, mais en client captif hypocritement caressé dans le sens du poil, s'adressant au créateur chef d'entreprise se réservant les droits exclusifs de ses produits. Le payware n'est pas le diable, mais juste l'avant-garde d'un système dont je ne veux pas, car trop liberticide et envahissant.
Voilà, s'il fallait dire les choses telles que je les ressens, et sans vouloir agresser ceux qui n'ont pas la même analyse.
Christophe.
Ps : le lien sur le Titanic cité dans le texte parce que je le trouve bien foutu, mais en gougueulisant "titanic" vous devriez le retrouver facilement avec d'autres résultats.

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Sur un forum qui parle exclusivement d'un logiciel libre (genre 


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