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Atterrissage et pneus… sont ils mis en rotation avant le contact au sol
Je ne connaissais pas le mille pattes ! Il n'est pas précisé comment faire un créneau.
D'autre part, j'ai retrouvé mon exemplaire du "Grand Cirque", donc je cite, Chapitre le Typhoon : "Je rentre mon train, mais j'oublie de bloquer les freins. Une vibration formidable qui secoue l'avion de la queue au bout des plans me rappelle que les roues sont rentrées dans leurs cavités d'aile en tournant à toute vitesse. Pourvu que je n'aie pas fusillé mes pneus."
Pierre Clostermann racontait son premier vol sur Typhoon et ses angoisses devant une telle bête.
Dernière modification par Tackletone2, 19 juin 2013, 11h45.
Bonjour Ben 15,
d'emblée il me semble raisonnable d'éviter les vibrations lors de la rétraction des trains ayant possiblement un ou des pneus débalancés. Cependant la théorie des effets gyroscopique me laisse septique, car pour ce faire il faudrait que les roues tournent dans le même sens, ce qui me semble raisonnable, mais il faudrait aussi que les jambes du train changent d'axe de rotation de manière égales. À moins que j'ai mal observé, la majorité des train d'atterrissage rétractable, le font dans un sens opposé, soit vers l'intérieur ou l'extérieur de la quille de l'appareil, ce faisant, l'effet gyroscopique d'une roue dont l'axe de rotation est en sens inverse du train côté opposé voit son effet gyroscopique automatiquement cancellé. Reste les vibration, et là, je suis preneur.
Bien à vous, André.
Windows 10 32\64bits service pack 1, Intel Core i7 870"2.93ghz, mémoire 12gb DDR3, Nvidia GTX 760.
Je ne sais pas si c'était pour étudier ces phénomènes, mais j'ai vu, chez Matra Vélizy à la fin des années 70, une voiture Mercedes (genre 600) aménagée en laboratoire avec une roue d'avion à l'intérieur. La Mercedes était peinte rouge très vif et la roue d'avion était située à la place des passagers à l'arrière, le plancher percé. C'est dommage, il était interdit de prendre des photos, car ça valait le coup d'œil. Si quelqu'un a des infos sur cette étrange voiture, je serai très intéressé d'en savoir plus.
J'ai peut-être un élément de réponse...
Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de faire un tour sur le tarmac de LSGG (Genève-Cointrin) avec le chef de piste. Le but du "jeu" étant de remonter la piste au milieu du trafic aérien à la recherche de débris divers et variés pouvant joncher la piste. Impressionnant ! Mais ce n'est pas le sujet...
Ce même chef de piste m'a ensuite présenté quelques engins plus ou moins surprenant : balayeuses, chasse-neige, camion de pompier ont retenu mon attention, mais c'est une étrange Saab avec une roue d'avion en guise de passagers à l'arrière qui m'a le plus intrigué.
L'aménagement du poste de pilotage était des plus spartiates et la place du "mort" était occupé par quantité de manettes, de boutons, de cadrans. La roue d'avion ne touchait pas le sol.
Le rôle de cette voiture, dont le moteur était gonflé, est de tester l'adhérence de la piste pour un pneu d'avion m'a-t-il expliqué. Pluie, kérosène, neige, verglas, poussières, débris de pneus et autres vicissitudes rendent la piste plus ou moins adhérente.
Or - toujours selon ses dires - la piste de Genève n'est pas extensible à loisir (une extension complexe sur pilotis près de Ferney-Voltaire a repoussé les limites, mais il n'y aura guère moyen d'allonger encore cette piste) et que celle-ci et dans les limites acceptables pour recevoir les gros porteurs actuels (un A380 s'y est d'ailleurs posé). De fait, il importe donc que l'adhérence soit toujours optimale, d'où la présence de cette étrange voiture.
Quant à son mode de fonctionnement pratique, je n'en sais trop rien, le chef de piste n'ayant jamais conduit cet engin, il ne m'en a donné que les grandes lignes : elle remonterait la piste à haute vitesse (250 km/h mini) et poserait sa roue d'avion en divers endroits en freinant (la roue d'avion, les roues de la voiture, toutes ? je ne sais pas) afin de tester l'adhérence. Le manège est répété en certains endroits primordiaux puis comparé aux tests précédents afin de mettre en oeuvre un nettoyage plus ou moins poussé de la dite piste.
La balayeuse est aussi un monument impressionnant : un chassis de poids-lourd très allongé (pas loin de la longueur d'un semi) doté d'un énorme moteur V12, indépendant du moteur du camion, qui entraîne un rouleau immense (aussi bien en longueur qu'en hauteur). Une soufflerie et des réservoirs avec leurs épandeurs de liquides de nettoyage complètent le camion-balai. Ici aussi la vitesse est primordiale : le camion-balai pouvant opérer sans interruption du trafic...
Dernière modification par joloize, 20 juin 2013, 08h05.
Merci Joloize pour ta réponse, elle éclaircit le mystère de l'étrange Mercedes. J'espère que les chauffeurs de ces voitures étaient bien équipés avec des casques anti-bruit. Rouler à 250 km/h au ras de sol ça ne doit pas être mal au niveau sensation surtout au moment du freinage.
Je ne voudrais pas être à côté non plus si le pneu éclate !
Au fait..., c'est de l'air ou de l'azote qu'ils prennent pour gonfler les pneus ? Ne me dite pas que les pneus sont pleins quand même !? (question de poids, j'imagine...)
Ok, azote ...
Dernière modification par Telmo, 20 juin 2013, 12h46.
... en freinant (la roue d'avion, les roues de la voiture, toutes ? je ne sais pas) afin de tester l'adhérence.
Si tu veux tester l'adhérence de ta roue d'avion c'est elle que tu vas freiner, pour voir quel couple de freinage l'adhérence est capable de contre-balancer, et en déduire la valeur du coefficient d'adhérence. cqfd.
ce faisant, l'effet gyroscopique d'une roue dont l'axe de rotation est en sens inverse du train côté opposé voit son effet gyroscopique automatiquement cancellé ??? (annulé ne serait pas mieux ??) . Reste les vibration, et là, je suis preneur.
Bien à vous, André.
L'effet gyroscopique au niveau de l'avion s'annule certes, mais l'effort auquel est soumis la jambe de train par l'effet gyroscopique de son train propre lui doit être phénoménal, de quoi entraver la rétraction du train elle-même !!
Pour X-Plane : Mac Studio M2 Ultra CPU 24 coeurs GPU 76 coeurs 128 G0 / SSD 4T0 + En Ext. : SSD 4To + HD Lacie Thunderbolt 6To .
Samsung 49" 3840 x 1080 / Dell 24" 1920 x 1200 // Saitek X52 ; Rudders Pro Flight Combat
i'Pad Pro 12,9 (X-Mapper Pro)
MAC OS Sonoma 14.5/XPlane 12.1.3 r2 (… XP -> XP 6 !)
" Soyez vous même … les autres sont déjà pris ! " "… la fausseté des idées ne se règle pas par les interdictions mais s'asphyxie dans la liberté ! " Marc Bonnant
Pas tout compris là, comment l’effet peut-il être annulé si les roues tournent dans le même sens de rotation, sur un train ? pour moi elle est doublé voir plus ...
Si elles tournent dans des sens opposés alors OK, mais dans le même sens ?
Que le train rentre vers l'intérieur ou l’extérieur l'effet n'est pas le même !?
Si le train rentre verticalement évidement ça ne rentre pas en ligne de compte...
Dernière modification par Telmo, 20 juin 2013, 22h48.
Pour Thelmo, assumons que toute les roues du train au décollage tournent dans le même sens (une blague) maintenant, nous reconnaissons que la vaste majorité des appareils avec train rétractable, le font vers la quille de l'appareil. Deux exemples du contraire, le Spitfire et le Me 109 remontraient le train vers l'extérieur. VU de l'ARRIÈRE, la jambe gauche du train rétracte dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, dans ces conditions, la\les roues subissent un effet gyroscopique tendant à les faire pivoter vers la gauche. Dans le cas de la jambe droite, qui elle, rétracte dans le sens des aiguilles d'une montre, ces roues vont subir un effet gyroscopique vers la droite, de là ma prétention que l'effet est annulé.
La raison qui me fais soucier de la vibration au détriment de l'intérêt porté à l'effet gyroscopique est du au fait que les jambes d'un train d'atterrissage qui peuvent endurer des torsions de l'ordre de millions de livre\pied lorsqu'un gros porteur exécute un virage serré est de beaucoup plus "stressant" que l'effet gyroscopique des roues au décollage. Une simple observation de la déformation subie par les pneus du "boggie" intérieur lors d'un virage serré rassurera le plus septique d'entre nous.
Pour Mr Leglaude, la remarque sur le réchauffement des pneus au décollage est très important et le fait de laisser les roues sorties aide à refroidir le tout. Là où la difficulté demeure entière se situe au niveau de déterminer quand les pneus auront suffisamment refroidi pour rétracter le train sans danger. (Se rappeler le crash du DC-8 de Nationair à Jedda). Les manufacturiers de pneumatiques mettent en garde les pilotes de gros porteurs en rapport au réchauffement subi par la masse du pneu, le tout en fonction de la vitesse de roulage et du poids total porté par chaque pneu. les limites (calculées) sont exprimés en kilomètres ou NM. Autre que le toucher manuel des pneus, il n'y a aucune information directe au pilote de cette température. Ici, la température des freins ne donne aucune information sur la température du centre du pneu lui même, et laisser les roues sorties après le décollage jusqu'au moment ou les températures de freins baissent sous un niveau acceptable peut facilement leurrer le pilote dans une fausse sécurité. Il a été déterminé que jusqu'à vingt minutes peuvent être requise pour abaisser la température d'un pneu surchauffé sous une température sécuritaire. Le caoutchouc étant un mauvais conducteur le gaz à l'intérieur (azote) a tendance à se refroidir très lentement.
Bon vols à tous, André.
Windows 10 32\64bits service pack 1, Intel Core i7 870"2.93ghz, mémoire 12gb DDR3, Nvidia GTX 760.
les roues subissent un effet gyroscopique tendant à les faire pivoter vers la gauche ????. Dans le cas de la jambe droite, qui elle, rétracte dans le sens des aiguilles d'une montre, ces roues vont subir un effet gyroscopique vers la droite,
Je crois qu'on est pas très au clair avec l'effet gyroscopique …
Un effet gyroscopique, quel que soir le sens de rotation de la roue ne tend nullement à faire pivoter une roue dans un sens ou dans l'autre , bien au contraire !!!
S'il est possible de déplacer la roue dans le même plan que celui qu'elle occupe , il lui est très difficile, voire impossible de lui faire changer de plan !
Sur un DC3, le train rentre vers l'avant : les roues restent donc dans un même plan vertical : l'effet gyroscopique est inexistant
Sur un avion classique , les roues rentrent en latéral : elles passent donc d'un plan de rotation vertical à un plan de rotation horizontal : l'effet gyroscopique est phénoménal sur les jambes de train !!
Si les jambes d'un train sont faites pour endurer de fortes torsions, il n'en va pas de même du système mécanique sollicité pour rentrer ou sortir le train : et c'est lui qui est mis à rude épreuve par cet effet.
Le train une fois en place se trouve verrouillé ! le système mécanique n'est alors plus sollicité !
Pour X-Plane : Mac Studio M2 Ultra CPU 24 coeurs GPU 76 coeurs 128 G0 / SSD 4T0 + En Ext. : SSD 4To + HD Lacie Thunderbolt 6To .
Samsung 49" 3840 x 1080 / Dell 24" 1920 x 1200 // Saitek X52 ; Rudders Pro Flight Combat
i'Pad Pro 12,9 (X-Mapper Pro)
MAC OS Sonoma 14.5/XPlane 12.1.3 r2 (… XP -> XP 6 !)
" Soyez vous même … les autres sont déjà pris ! " "… la fausseté des idées ne se règle pas par les interdictions mais s'asphyxie dans la liberté ! " Marc Bonnant
On a vu sur la salon l'A320 "Green Taxiing" équipé de motorisation électrique sur ses roues, pour économiser du carburant lors du taxi qui peut s'effectuer réacteurs arrêtés. On l'a même vu en démo, rouler avec les deux réacteurs fermés par leur opercule, le seul ronflement étant celui de l'APU. Je n'ai aucun idée si celle ci est modifiée ou non pour pouvoir délivrer la puissance nécessaire au roulage.
J'ai posé la question à une personne qui encadrait l'avion (je ne connais pas sa qualification) : la mise en rotation des roues avant atterrissage n'est pas envisagée. Le moteur n'est pas non plus utilisé pour le freinage des roues, ni après décollage, ni pendant l’atterrissage.
Mon avis : Les moteurs électriques pourraient travailler en générateurs, le surpoids d'une commande électronique compatible est négligeable, mais le problème est peut-être de pouvoir consommer ou stocker l'énergie produite, surtout au freinage de l'avion. Si elle ne peut pas être stockée, un intérêt resterait : celle de pouvoir la dissiper à un endroit mieux refroidi que les axes de roues : D'après mes lectures de Jacques Darolles, l'échauffement provoqué au freinage de l'avion est à prendre en compte pour le décollage suivant (pour assurer la sécurité d'un arrêt d'urgence du décollage), même avec 1h de délai de "refroidissement".
Dernière modification par Pascal, 21 juin 2013, 20h02.
Je crois qu'on est pas très au clair avec l'effet gyroscopique …
Un effet gyroscopique, quel que soit le sens de rotation de la roue ne tend nullement à faire pivoter une roue dans un sens ou dans l'autre , bien au contraire !!!
S'il est possible de déplacer la roue dans le même plan que celui qu'elle occupe , il lui est très difficile, voire impossible de lui faire changer de plan !
Merci Glah pour cette précision,
Ce qui renforce ma question (ou point de vue) juste avant !
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